Il N'y survivrai que les Rats. Bonjour!




Voici une énième fanfiction YAOI sur les Tokio Hotel.



Bonne lecture à vous!




Résumé

T'aimerais toi, ressentir les sentiments d'un autre? Tu sais, bouillir de colère alors que tu es heureux, être triste alors que tout est rose. Comble du comble, c'est tout le temps, depuis toujours, alors tu pars à l'aventure et tu cherches celui que tu appelles "Le voleur de sentiment".



CLIK ICI POUR LES TOKIO HOTEL



+ Tom et Bill sont jumeaux. C'est un twincest <3

+ Lemon prévu mais pas pour de suite.

+ Homophobe, rageux, anti téach', lâchez moi des com'z et ramènez vos potes ça me fera plaisir =D [et ça fait des visites en plus =D ]





FICTION FINIE






x. Autre Fiction : Confrontation - Mode Harry Potter On.
x. Autre Fiction: Je te sers dans mes bras - Mode Tokio Hotel On Version hétéro



Spero-patronum.x@hotmail.fr

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 16:24

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 15:28

Projet'.

Les petits trucs qui ne sont pas apparus, les petits détails que je regrette, ces petits plus qui ne figurent pas dans la fiction alors qu'ils étaient bel et bien présent dans la trame de départ.

Pour mieux comprendre les personnages peut être aussi.

Enfaite, c'est un genre d'article "bonus" ou "making off" pour ceux qui ont finit la fiction.


[ Spoiler. ]



Svea:
.Elle est la meilleure amie de Tom, dans le début de l'histoire.
.Elle est là seule au départ, qui le comprenne vraiment.
.Elle a réalisé le dessin de Bill, suite à un rêve de Tom.
.Elle tombe amoureuse de Tom très rapidement en réalité, mais ne lui dit pas pour préserver leur amitié jusqu'à l'instant où elle comprend qu'elle va le perdre, elle tente sa dernière chance mais échoue.

J'sais pas pourquoi, elle a mal finie.
Dans le scénario de départ, certes, Tom lui plaisait mais jamais, elle ne lui aurait avoué.
A la base, également, il y aurait dû y avoir un passage où elle vient pleurer chez Tom, pour la simple raison que ses parents sont en instance de divorce. Dans les chapitres du début, il y a quelques phrases qui préparent à cette scène, mais finalement, c'était superflu.
Elle aurait dû réapparaître, de façon plus prononcé, devenir amie avec Bill et pourquoi pas Jana. Mais en réalité, Tom n'avait plus besoin d'elle, et quoiqu'il en dise, c'est un solitaire qui ne recherchait qu'une chose: Son voleur de sentiment.
Elle l'a aidé en honneur à leur amitié mais elle le déteste au plus profond d'elle même. Elle l'a fait plus pour avoir une bonne conscience.



Mutti.

. Elle a établi une correspondance par lettre avec Bill très tôt, il avait alors onze ou douze ans.
. Elle a caché l'existence de Bill à son frère par lâcheté et par peur.
. Elle a eu plusieurs amants dans sa vie d'adulte sans pour autant les ramener chez elle. Tom n'est pas au courant même s'il s'en doute.

Dans le scénario de départ, elle aurait dû être l'identique de Tom, vagabonder d'homme en homme mais non.
Parce que ce n'est pas un exemple de vie pour un enfant, et d'une certaine façon, elle devait être irréprochable.
Tom et elle forme un couple et il ne devait pas y avoir un troisième élément.
Dans sa jeunesse, juste avant d'être enceinte, oui, elle était une fille volage. D'où le fait qu'elle ignore qui est le père de Tom. Enfaite, c'est faux. Elle s'est très bien qui est-ce, mais elle n'a pas envie, elle préfère se cacher derrière un mensonge.
Elle a très vite pris contact avec Bill, pour lui expliquer la situation et assez régulièrement, ils s'échangeaient des lettres. Elle craignait de perdre Tom si elle lui avouait la vérité, mais elle l'emmenait à la recherche de Bill parce que plus les années passaient, plus Tom avait le besoin de le rencontrer.

Elle aussi, finit par trouver le bonheur en se réconciliant avec sa famille, en trouvant un compagnon digne de ce nom et en ayant un nouvel enfant, une seule =D




Jana


. Physiquement, je l'imagine comme Evanna Lynch. ., l'actrice qui joue Luna Lovegood dans Harry Potter. Juste physiquement, puisqu'elle n'a pas du tout le même style et ne se promène pas avec des radis en guise de boucle d'oreille =D
.Elle est le genre de fille guillerette et un peu mystérieuse qui a toujours le sourire sur les lèvres.
.Elle est sortie avec Bill pendant six mois environs mais l'a quitté à cause de son obsession pour Tom.
.Elle est toujours plus ou moins amoureuse de Bill, ou lui voue une admiration sans borne en tout cas
.Elle travaille les après-midi dans à l'hôtel où vont Tom et sa mère et passe ses soirées à l'Archange.
. Son père est le propriétaire de l'Archange, elle fait donc rentrer qui elle veut gratuitement xD

Elle ne devait pas spécialement revenir dans l'histoire mais il fallait un genre "d'intermédiaire" entre Bill et Tom pour la seconde phase de leur histoire. Et comme son rôle d'intermédiaire avait réussi au départ, elle est revenue.
Et puis, après tout, elle connaît très bien Bill et elle a son utilité auprès de Tom =)



Georg et Gustav


Dure de leur donner un rôle dans cette histoire qui tourne autour de Tom et Bill. C'est vraiment dégueulasse, parce que Tokio Hotel, c'est Bill+Tom+Gustav+Georg.
Alors j'ai essayé, par ici, par là, de leur donner une importance mais j'ai échoué.

Hum, grâce à leur "concert " en tant que "Tokio Hotel", Tom a pu rembarrer son frère et donc lui titiller les nerfs, donc par extension, le pousser à aller s'excuser. Chapitre 34 & 35
Mais bof... c'est plutôt une excuse qu'une raison valable.

. Georg est le seul du groupe à avoir le permis dans l'histoire.
. Le groupe touche 5% des bénéfices du bar le soir où ils jouent ( d'où le fait que Georg fait une tentative de négociage à 10%).




La petite fille rousse.

Celle qui annonce à Tom que Bill est un ange, [ chapitre 3 pour ressituer ] elle devait réapparaître à un moment, puisqu'en réalité elle est la s½ur de Jana.
Donc c'est pour cela qu'elle connaît l'emblème de l' Archange "Les anges n'ont pas besoin d'aile pour voler"



TomxBill.

Si vous saviez combien de temps j'ai médité sur le " C'est qui au dessus? " pour la scène -18. En réalité, à peine les premières lignes étaient taper que je me questionnais.

Bill en dessous, oui, mais ça fait le gars faible et efféminer des fictions à l'eau de rose.
Tom en dessous, oui, mais ça va pas avec son caractère.

Bref. Cruel dilemme. Finalement, c'est bel et bien Bill qui fait la fille. ça aussi, je ne l'ai pas dit alors que c'était clair dans ma tête : Bill est au départ bisexuel, (avec une préférence pour les filles) mais il a déjà eu à faire avec des gars. C'est pour cette raison qu'il est aussi à l'aise avec Tom lors de leur première fois =)






Si vous avez des questions, j'y répondrais sans problème =D

# Posté le lundi 06 juillet 2009 13:20

Modifié le vendredi 28 août 2009 12:08

Chapitre un : Die Welt da unten zählt nicht.

Tom
Svea
Mutti

* *
*

15h00. L'heure de sortit de cours, et par la même occasion, l'heure des vacances de Pâque. Rien d'extraordinaire à ça.
Je remettais mon sac à dos sur mes épaules et filais loin d'ici. Ma mère et moi avions prévus un délicieux programme pour ces jours de repos.
Enfin, repos, c'est ironique comme terme, bien entendu !
D'apparence, je suis un jeune garçon de dix-sept bien ordinaire. J'ai des cheveux, des mains, des pieds et deux yeux chocolats.
J'ai comme la plus part des jeunes un Ipod, affectueusement surnommé « Jakob » et mon fidèle téléphone portable lui aussi surnommé « Till »
Pourquoi des surnoms ? Aucune idée, peut être que ça leur donne une personnalité et qu'alors, ils ne sont pas « comme tous les autres. »

Dans la rue, cependant, mes amis me reconnaissent à quinze kilomètres, et ça, ça me plait d'être reconnu.
Je m'habille trop beaucoup trop large pour ma carrure, je suis tout maigrichon et pas très grand non plus. Enfin, en portant des habits taillés XXL, c'est facile de paraître tout maigrichon.
A l'âge de onze ans, mes cheveux sont devenus des dreadlocks, j'adore ça.
Maintenant, elles sont très longues, bien formées et je les aime mes dreadlocks.

Je marchais lentement sur le trottoir, Samy Deluxe braillant dans mes oreilles. Si vous ne le connaissez pas, vite, foncez acheter ses musiques, ce gars est extraordinaire. C'est un rappeur Allemand.
Bah oui, je suis allemand.

-Hey ! Tom ! Attend moi petit con !

Je ne prends pas la peine de me retourner, je sais très bien que Svea m'aura rejoins en moins de temps qu'il faut pour le dire. Bah tiens elle est déjà à mes côtés.
J'aime cette fille, elle est vive et spontanée, un peu trop directe aussi mais elle, elle me supporte.

Qu'ai-je d'insupportable ? D'après vous, pourquoi m'appelle-t-elle « Petit con » ?

Aujourd'hui était une journée que je qualifie de « Bonne » pour la simple raison que c'était une bonne journée.
Vous pensez peut être que c'est parce que c'est les vacances ? Vous m'avez pris pour qui ?
Je ne suis pas ordinaire. Non, loin de là.

Nous marchions ensemble jusqu'au croisement du « Tian'anmen », le bar tenu par une famille chinoise.
Comme à chaque séparation, elle me colla un bisou sur la joue suivit d'une tape derrière la tête.
« L'un pour que j'avance, et l'autre pour que j'avance encore plus » voilà ce qu'elle me donne comme explication à chaque fois que je lui demande « Hey pourquoi t'me tape après qu'tu m'fasse un bazou ? ».


-Tu me tiens au courant me dit-elle alors qu'elle commence déjà à partir.
-Non, tu le sais bien. Et toi... ne m'appelle pas, ok ?

Mais déjà, elle était à plus de dix mètres de moi et je prenais alors le chemin opposé pour rentrer à demeure.

Je la connais depuis la rentré dernière. Nos débuts ont été laborieux, nous nous sommes retrouvés voisin en cours d'Allemand, et à l'époque j'avais encore beaucoup de mal à maîtriser mes crises.

Ah oui, mes crises. Non, pas des crises d'épilepsies ou d'autres trucs comme ça. Je suis certain que ça n'a même pas de nom d'ailleurs, mais ça, je vous en parlerai en temps voulu, donc pas encore.

L'immeuble se tient là, tout petit dans la rue, il n'a que quatre étages, et évidemment, je suis au quatrième et bien entendu il n'y a pas d'ascenseur.

- Allez Tom, c'est partit pour ton sport quotidien dis-je alors que je peinais à mettre le pied sur la première marche.
A chaque fois que je grimpe ces foutus trucs que l'on appelle escalier, je me dis que je devrais installer un système de tractage avec des cordes et des poulies.
Je hais le sport, sauf un seul, le meilleur de tous, le plus bénéfique, le plus sensoriel, le plus délicat, le summum quoi.
Quoi ? Vous vous demandez lequel ? Mais je suis certain que vous sachez déjà tous auquel je pense.

Trois petits coups sur la sonnette et j'entrais. C'est notre code pour savoir qui rentre à la maison, à ma mère et moi.
L'odeur des produits de nettoyage m'envahit les narines. Elle n'utilise que des produits au citron, et c'est tant mieux. J'aime cette odeur acidulée et fruitée.

-Mutti ! Mutti ? T'es ou ?

Ça peut paraître bizarre, mais j'appelle toujours ma maman 'Mutti'. Je l'aime tellement, d'un amour passionnel, à me demander quelque fois, si à dix-sept ans, je ne suis pas encore amoureux d'elle.

-Pas loin Tom, pas loin. Alors cette journée ?
-Bonne maman. Alors on part où ?

Elle pointa sa tête par l'encablure de la porte de la salle de bain et fronça les sourcils.

-Même pas tu me demandes comment je vais. Ah la la, qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de toi ?

Je lui fais un grand sourire et me jette sur elle. Je suis un tout petit peu plus grand qu'elle, alors sa tête vient se blottir dans le creux de mon épaule, comme à chacun de nos câlins.
Et des câlins, il y en a souvent entre nous deux.
On doit sûrement manquer un peu d'amour tous les deux. Elle n'a pas de conjoint, et moi je n'ai pas de père.
Alors on redouble d'amour l'un pour l'autre. Et c'est encore plus beau.


Dans le salon, nous avons une immense carte de l'Allemagne. Et sur toutes les villes que nous avons déjà visitées, explorées, retournées, une petite aiguille est plantée.

Alors, à dix-sept ans, je peux me vanter d'avoir parcouru presque toute l'Allemagne, du nord au sud et de l'ouest à l'est.
J'habitais à Weiden, non loin de Nuremberg.

-Alors t'as prévu d'aller vers où, Mutti ?

Elle fouilla dans la petite boîte à épingle juste à côté de la carte et tira la langue sur le côté et visa.

-Leipzig ? Mais on y est déjà aller !
- C'est une grande ville Tom, tu sais.

Je lui fis un grand sourire et elle planta une deuxième aiguille entre Potsdam et Leipzig, sur une petite ville du nom de Dessau.

-Tu me gâtes mutti, deux villes... Wahou !

Sa main glissa dans mes dreadlocks avant de me faire un grand sourire.

-On part demain matin de bonne heure, l'avion part de Nuremberg à 8h51 précise. Hop, arrivé là bas, on ne chaume pas.


Peut être que vous imaginez que ne pas chaumer, c'est visiter les musées, les places et les traces du passé, mais non, bien au contraire.

Nous ne parcourons pas l'Allemagne à la recherche d'antiquité et de paysage non. Nous recherchons quelque chose qui m'empêche d'être ce jeune ordinaire.

Je m'installais devant mon ordinateur. A chaque veille de voyage, je me promenais sur les sites de la ville à la recherche de quelque chose d'extraordinaire.
Oui, je sais, je cherche une aiguille dans une botte de foin, et c'est d'ailleurs pour ça que je plante des aiguilles dans cette foutue carte jusqu'à que je le trouve.

Pour l'instant, vous ne devez rien comprendre à mon charabia, et c'est bien fait exprès.
Je ne suis pas comme vous. Non, bien au contraire, mais je me fous de vous, de vos histoires et de vos vies.

Die Welt da unten zählt nicht.








* *
*
Aller me noter, bitte ?
Ici. et Ici.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 17:11

Modifié le dimanche 31 mai 2009 04:44

Chapitre deux. Kannst ja mal überlegen ?

Tom
Mutti
Svea

Autre

* *
*

La nuit fut courte, comme toutes les nuits qui précédent un grand voyage.

Ne croyez pas que nous sommes riches ou aisés, non. Simplement, nous vivons avec le minimum vital, sans être matérialistes ou superficiels.
Et lorsque nous franchissons pour plusieurs jours les frontières de notre ville bien aimée, ce n'est pas pour aller dans un hôtel quatre étoiles où l'on se fait masser les orteils.

-Tom ! Tu as exactement trois minutes pour te lever, te brosser les dents, te nettoyer le visage et ramener ton p'tit cul dans la cuisine autrement, je ne donne pas cher de ta vie !

Ma mutti au réveil n'est jamais des plus douces, alors je m'exécutais et filais tout d'abord au toilette avant d'aller me brosser les dents et de la rejoindre à la cuisine.

Pour toutes valises, nous avions deux sacs à dos. Pour partir quelques jours, cela suffisait entièrement.
Mais sûrement que vous vous demandez ce que nous partons faire si ce n'est pas les touristes.

Patience, patience.

- Bonjour mutti... Prête ?

-Evidement, ça fait deux heures que je suis levée à attendre que sa majesté se réveille. Hep, hep ! Qu'est ce que tu fais? Me demanda-t-elle alors que je me dirigeais vers le frigo.
-Bah je vais me concoctais un festin..

Elle secoua la tête et me montra l'horloge du doigt. Il était sept heures et demi et je compris alors qu'il fallait partir de suite pour ne pas encourir le risque de louper l'avion.

En quelques minutes, nous chargions la voiture, fermions l'appartement et nous prenions l'autoroute.

Allais-je trouver ? Allais-je enfin cesser d'avoir ces crises ?

- Tu sais mutti, je crois que jamais je n'y arriverais. Je suis condamné à supporter ça toute ma vie.
- Oui je sais, et tu finiras dépressif, psychopathe et suicidaire, non ?
-c'est une possibilité... Combien d'échec avons-nous essuyé ?
- Pas assez mon c½ur. Depuis combien de temps cherchons-nous ? Deux ans ? Je trouve que l'on a beaucoup progressé depuis deux ans, non ?

Oui, en deux ans, j'avais appris à contrôler mes crises, appris à différencier ce qui m'appartenait et ce qui ne m'appartenait pas.








[Flash back]


- Tom, pouvez vous me dire en quelle année...
-Non je ne peux pas vous le dire !
-Laissez moi finir la question voyons.
-Mais je m'en fou de ces trucs, foutez-moi la paix !
-Mr Kaulitz, parlez-moi autrement !

Comment ? Alors qu'une colère noire envahissait mon c½ur, qu'elle me donnait envie de frapper ma voisine de table, d'envoyer ma trousse dans la tête du prof et de partir loin d'ici. Loin.

-Et pourquoi ? Pourquoi devrais-je le faire ?

J'étais enfermé dans cette foutue salle de cours a étudié l'histoire de l'Europe et de la crise européenne. Mais là, c'était moi qui étais en état de crise, mon c½ur se faisait broyer par une colère outrageuse, venu de je-ne-sais-où.

Le prof s'insurgeait. Mes larmes menaçaient encore de couler. Je ne comprenais jamais pourquoi d'autres sentiments que les miens se mêlaient à ma vie, me donnaient l'envie de tout démolir ou de sauter de joie. Mais là, je voulais partir, fuir d'ici, fuir loin de tout ça.. Mais tout ça quoi ? l'école ne me déplaisait pas et j'aimais ce prof alors pourquoi je voudrais fuir ?
Ce n'était pas moi. Non, c'était quelqu'un d'autre qui voulait fuir... Quelqu'un d'autre qui était triste.
Parce que je savais que derrière cette colère se cachait une tristesse immense. Il voulait fuir.

-Sortez immédiatement Tom !

Alors que je me levais pour quitter la salle sans pouvoir m'expliquer, car dans ses instants de crises, ce n'est pas moi qui commande, c'est lui, une voix s'interposa.

-S'il vous plait Monsieur Dracken, laissez-le, ce n'est pas vraiment lui.

Alors je regardais Svea, ma voisine de table, et lui offrais mon plus grand sourire. Comment ? Je l'ignorais. D'ordinaire, mon corps ne répondait pas aussi facilement, surtout pour agir à l'opposer des sentiments qui m'envahissent.

- Asseyez-vous Kaulitz. Je vous verrais vous et Svea à la fin de ce cours. Reprenons.



[Fin flash back]


Est-ce que vous comprenez ce qui m'arrive? Je vais m'expliquer un peu mieux, peut être que vous avez déjà vécu cela ? Que vous savez ce qui m'arrive ?
A n'importe quel moment de la journée, je peux ressentir des sentiments qui ne sont pas les miens. Mais pas ceux de n'importe qui, c'est toujours la même personne.
Et je suis certain qu'elle ressent la même chose que moi.

Quand elle est en colère, mais pas une petite colère passagère, non quelque chose de beaucoup plus important, alors je suis en colère.
Quand elle est heureuse, vraiment heureuse, alors je deviens heureux.
Et ça, avec n'importe quel sentiment, la tristesse, la peur, mais aussi la joie ou l'euphorie.

Ces sentiments m'envahissent depuis que je suis bambin, je le sais même si je ne peux pas dire que je m'en souviens.
Je sais simplement que je n'ai jamais eu l'impression d'être seul, alors est ce que je souffre de schizophrénie ? Non car je suis aller voir de nombreux médecins. C'est autre chose.
Quoi ? Je n'en sais strictement rien.
Je partage ma vie avec quelqu'un d'autre et lui partage la mienne, voilà tout. J'ai décrété que c'était un garçon, car je ne veux pas que mes sentiments soient partagés avec une fille.

Hey ! Virez-vous de la tête de que je suis homosexuel, non. Je suis hétérosexuel mais si je dois partager des sentiments avec une fille, ce ne sera pas une autre que Svea.
Enlevez-vous aussi de la tête que je suis amoureux d'elle, c'est simplement ma plus grande amie.

- Tom, allez secoue toi on arrive.

La voiture et moi... c'est une longue histoire de berceuse. Je dégrafais ma ceinture, rangeais Jakob dans ma poche et sortez de la voiture.
Elle aussi, elle a son petit nom, c'est ma mère qui l'a choisit d'ailleurs, elle s'appelle « Wilhelmine ».

Vous trouvez ça ridicule qu'on renomme tous les objets avec des noms ? Tant pis, moi j'adore !

L'aéroport, c'est l'endroit après l'école et la maison où je passe le plus de temps, et ce n'est pas peu dire !
Je le connais presque par c½ur tellement j'y suis allé. D'ailleurs, il y a autre chose que je connais par c½ur.

- Je m'occupe des billets mutti !
-Ok, file, et Tom... Que je t'y...

Je ne la laissais pas finir et filais. Qu'allait-t-elle me dire ? Ah, ça, si vous saviez !

Je pris la file pour faire valider nos papiers juste avant le départ. Il n'y avait que deux personnes devant moi, alors ça irait vite.
Effectivement, même pas dix minutes après, je me trouvais adossé au petit comptoir.

-Hello Jessika.
-Tom bonjour.

Je lui faisais passer les billets et les cartes d'identités ainsi que nos deux sacs à dos. Elle attrapa les sacs, les installa sur le tapis qui chargeait l'avion.
Entre les billets, j'avais inséré un petit message, rien de bien méchant mais quand elle s'en aperçut, son teint vira rouge.

-Tom...
-Appelle-moi. Ça ne mange pas de pain, et je te promets encore mieux.
- ...Ok, ok. Bon, aller, bon voyage.
-Merci Jessika.

Je filais retrouver ma mutti qui m'attendait devant la file d'embarquement. Elle fronça les sourcils et nous embarquions silencieusement.

Je m'installais près du hublot et elle du côté de l'allée, elle n'aimait pas regarder par la vitre, ça lui donnait le vertige.

-Alors, elle t'a dit oui ?
- Mutti ! Pour qui me prends-tu ?
-Pour le digne fils de ta mère... Justement !
-Sois fier de moi alors !
-Mais je suis fier de toi mon c½ur...

Je lui fis mon plus tendre sourire et elle me prit dans ses bras. Il y en avait en tout et pour tout, une heure de vol, ce qui nous faisait arriver à dix heures à Leipzig.

Là bas, la première chose que nous fîmes, c'est de réserver une petite voiture de location, et oui, nous ne sommes pas fidèles à notre 'Wilhelmine'.

Comment chercher une aiguille dans une botte de foin ? Et bien, je vous répondrais avec un aimant.

Je sais très bien que l'on n'aimante pas n'importe quoi, et encore moins n'importe qui. C'est pour ça que je me trimballe avec un dessin et un grand sourire.

Ce dessin, c'est Svea qui l'a fait, suite à un rêve que j'ai fait. Et je suis certaine que la personne représentée est celui qui se mêle de mes sentiments.

J'interpelle les gens dans la rue, leur montrant le dessin et je leur demande s'ils ne connaissent pas le modèle original.

Kannst ja mal überlegen?

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 17:23

Modifié le samedi 03 janvier 2009 04:35

Chapitre trois :Wenn Du nach mir greifst, dann halt ich Dich.

Mutti
Tom
La réceptionniste
Autre

* *
*

Il était plus de treize heures. Attablés ma mutti et moi à un bar de la ville, nous sommes toujours pleins d'illusions le premier jour.

La serveuse arrive et nous sourit.

-Un café pour moi, et pour toi, Tom ?

-Votre numéro ? Pardon, ma langue a fourché. Un coca.

Ma petite blague n'a pas prit, elle hausse les épaules et repart. J'ai utilisé la méthode « gros lourd » mais je n'avais pas spécialement envie de faire ça en finesse. Ça marche, tant mieux, ça casse, tant pis.

-Tom, t'es intenable
.
-Tu m'aimes comme ça Mutti.

Elle hocha la tête pour toute réponse et la serveuse revint avec nos commandes.

-Un café et un coca. Désolé pour le numéro, la ligne n'est pas disponible me dit-elle avec un sourire.
-Quel dommage, je rappellerai alors... Plus sérieusement, je peux vous demander un service ?
-Allez-y.

Je prenais ma petite pochette noire et je sortais le dessin de mon voleur de sentiment.

-Ce n'est qu'un dessin, mais j'aimerai rencontrer le modèle. L'auriez déjà vous rencontré ?
- Si le dessin est réaliste, cette personne est très belle. C'est une femme... non, un homme ?
-J'aimerais pouvoir vous répondre.
-Non, je suis désolée, je ne l'ai jamais vue. Mais vous voulez que je mette l'affiche dans le bar ? Je la photocopie ?

J'acceptais avec plaisir. Ce n'était pas le premier endroit où une affiche ornait les murs mais jamais personne ne rappelait.

Quelques minutes après, elle revint avec le dessin original, une copie et un stylo. Elle m'intima d'écrire une ou deux phrases, ce que je fis en accompagnant le tout de mon numéro de portable avant de lui rendre le tout accompagné d'un grand sourire.

Mon coca terminé, je m'excusais au près de ma mère et filait aux toilettes. En réalité, c'était mon moyen de vérifier que l'annonce était correctement affichée dans l'endroit le plus voyant du bar.
Sur le chemin du retour, je passais devant la photocopie du dessin, priant pour que ce voyage soit le dernier. Je croisais la serveuse que je remerciais d'un sourire, et je retrouvais ma mutti et nous quittions l'établissement.

Les gens dans la rue vous regardent bizarrement quand ils comprennent que vous leur demandez quelques secondes de leur temps.

-Hey, petite fille...

J'interpellais une jeune fille, toute petite, elle ne devait pas avoir douze ans. J'avais craqué sur ses deux couettes rousses et ses taches de rousseurs. Elle avait l'air plein d'innocence, certainement qu'elle le connaissait.

-Monsieur ?
-Ah non, pas monsieur, j'ai à peine dix sept ans.
-Bah moi j'en ai dix.
- Tu peux m'aider ?
-Je ne dois pas parler à des inconnus.
- Je comprends dis-je un peu déçu.
-Mais je t'écoute quand même.
-Regarde, tu vois ce dessin, je cherche la personne qui est dessus, tu la déjà vu ?

Elle plonge son regard émeraude sur le voleur de sentiment, se gratte le nez et sourit.

-C'est un ange.
- Peut être, oui...
-Non, je le sais. C'est un ange.

J'avais quelque seconde placé tous mes espoirs sur une gamine de dix ans, et elle m'annonce que cette personne est un ange. Je deviens fou.

- Pourquoi tu dis que c'est un ange ? Regarde, il n'a pas d'aile.

- Les vrais anges n'ont pas besoins d'ailes pour voler !

Je restais un peu interloqué par cette réponse alors qu'elle reprenait déjà son chemin. Cette gamine venait de me perturber.

-Tom, ça va ? me demanda ma mère, alors qu'elle sortait d'une librairie.
- je sais qui c'est, c'est un ange.

Ma mère me pose la main sur le front et conclut que je suis malade. Ça me bouffe de ne pas y arriver.

Dans ses moments là, je ne dois pas m'énerver car si je m'énerve, il va s'énerver et c'est un cercle infernal.
S'il s'énerve à cause de moi, ça me rend fou, fou de colère et nous nous énervons jusqu'à l'explosion.
Ce n'est arrivé qu'une seule fois et de mes souvenirs, à partir de cette fois là, je ressentais moins souvent sa colère alors j'en ai déduis qu'il s'énervait moins.
Peut être que nous essayions de nous préserver de cette manière.


- Elle m'a dit que c'était un ange, je n'en sais rien.. Hey ! Me regarde pas avec ses yeux là !

Mutti secoua la tête de droite à gauche et conclut que la journée devait s'achever. Nous partions donc en direction d'un petit hotel première classe pour finir la soirée. Ou du moins, se détendre avant de sortir plus tard.

Ma mère me laissa faire les réservations, ce que je fis avec grand plaisir en découvrant que la réceptionniste ne devait avoir guère plus de mon âge.

-Bonsoir
-Bonjour, vous avez réservé ?
-Non, il vous reste une chambre ?

Après les formalités, je payais et je m'intéressais soudain aux milles prospectus qui ornait le comptoir.

- Vous me conseillez quoi pour ne pas passer une soirée tout seul ?
-Oh, et bien il y a plusieurs boîtes sympa dans le coin.
-Vous préférez laquelle ?
- L'archange.

Elle me tendit un prospectus avec un grand sourire. Il était noir de jais avec écrit de couleur argenté « L'archange ».
Je le dépliais, il n'y avait rien d'autre d'inscrit que « Faut-il avoir des ailes pour être un ange ? »

Mon c½ur rata un battement. Ne me dites pas que la gamine de dix ans fréquentait ce genre d'endroit ?
Bref, je fourrais le papier dans ma poche, remerciais la demoiselle d'un clin d'½il et filais dans la chambre qu'elle m'avait attribué.

C'était une petite chambre, avec un lit double et un lit simple, accompagné d'un petit placard et d'une salle d'eau.
Ma mutti se jeta sur le lit double et affirma qu'il était presque aussi confortable que son propre lit.

- Mutti, j'aimerais sortir ce soir, je peux ?
-Où ? Et quand ? Ne me dis pas tu as déjà rendez-vous avec la petite blonde de l'accueil ?
-Mais non mutti. Elle m'a simplement conseillé d'aller à une boîte. J'aimerais y aller.
-Très bien, mais je ne veux pas que tu rentres trop tard, demain je veux que l'on aille à Dessau.

Je hochais la tête pour toute réponse et filais prendre une douche. J'aimais être sous l'eau, mon corps se détendait, mon c½ur aussi et je sentais que lui aussi. C'était un moment unique, chaque douche est unique de toute manière.
Vous trouvez ça bizarre ? C'est simplement que vous ne vivez pas ce que je vis. A chaque douche, je le sens qu'il se calme et se détend, parce que je suis aussi calme et détendu.

Il est souvent triste, souvent déçu, souvent en colère. Quelques fois, j'aimerais simplement l'aider.

Wenn Du nach mir greifst, dann halt ich Dich.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 17:34

Modifié le samedi 03 janvier 2009 04:38